On a testé l’Hôtel Balzac : quand le raffinement français rencontre le zen japonais

Une envie d’ailleurs ? Et pourquoi pas le Japon ? L’Hôtel Balzac vous embarque en terres nippones sans quitter le coeur parisien. Une immersion totale au pays du Soleil levant, sans avoir à faire une croix sur l’excellence du service à la Française !

L’Hôtel Balzac : pourquoi faut-il y aller ?

L’hôtel Balzac relevait pour nous du mystère. Bien qu’extrêmement proche des Champs-Elysées, l’établissement demeure très confidentiel, réservée à une clientèle connaisseuse, qui va au-delà des grands noms traditionnels. C’est donc à l’inconnu que nous y avons séjourné le temps d’une nuit.

L’Histoire des lieux aurait pourtant déjà suffi à attirer notre attention. Il faut, pour cela, remonter au XIXe siècle, lorsque l’architecte Paul Dechard avait conçu et fait construire ce bâtiment, d’après une commande du directeur de l’Opéra de Paris. Ici, c’est surtout un pan l’histoire de la littérature qui se cache puisque que c’est en réalité dans ces murs qu’Honoré de Balzac passera ses dernières années, séduit par le charme de la bâtisse.

Lorsque, foulant ses pas, nous entrons à notre tour, pour la première fois, dans les lieux, tout annonce que la soirée va (très) bien se passer : hall d’entrée somptueux, accueil irréprochable et personnalisé, les voyants sont clairement au vert.

Après une boisson de bienvenue est offerte, on commence à se sentir, déjà, presque chez soi. Si nombre d’établissements mettent la barre très haut dès les premières minutes du séjour, celui-ci a su aller encore au-delà. L’espace d’un temps, nous aurions pu croire que nous étions les seuls clients et que le personnel se dédierait à nous. Rares sont les hôtels qui parviennent à un tel tour de force. L’Hôtel Balzac sait le faire.

Une chambre à la hauteur des attentes (et plus encore) !

Chose appréciable : on nous accompagne jusqu’à notre chambre où, à nouveau, la personnalisation est poussée à son comble puisque toutes les fonctionnalités essentielles nous sont expliquées. Notre attention est cependant ailleurs, entièrement accaparée par la beauté de la chambre. D’un style traditionnel mais ô combien chic, la chambre est si grande qu’elle passerait presque pour une suite. En angle de la bâtisse, elle est dotée de deux belles fenêtres qui donnent une vue unique sur les toits de Paris et le bâtiment-mallette Louis Vuitton situé quelques pas plus loin sur les Champs. La lumière est tamisée, les moulures discrètes mais élégantes. Rien à redire.

Sur la table basse, une boîte de chocolats et un mot de la direction parfont l’expérience. Et la première impression, ressentie tout à l’heure à l’accueil, se confirme : on veut décidément nous faire sentir (presque) comme chez nous.

Nous n’étions cependant pas au bout de nos surprises : la salle de bains allait encore monter le niveau d’un cran. Avec une immense baignoire et une splendide association de bois sombre et de marbre, la pièce donne clairement envie d’y passer un long moment.

Mais c’était sans compter sur la découverte du SPA Ikoï japonisant avec sauna et piscine intérieure chauffée : c’est là que nous passerons le plus clair de notre temps. Le gros point fort ? Aucun créneau ni aucune restriction ne sont imposés : fini la frustration de n’avoir qu’une heure pour profiter des infrastructures et d’avoir à choisir à l’avance l’heure à laquelle faire un plouf. A l’Hôtel Balzac, le SPA est accessible très tôt le matin et jusqu’à tard dans la soirée. De quoi profiter en toute quiétude de l’ambiance zen qui y règne et ce, dès le réveil, ou avant de dormir !

Et côté restauration ?

Après une nuit sans faute grâce à une literie de très bonne qualité, place au petit-déjeuner ! Servi dans le lounge et se revèle de très bonne facture. Pour 44 euros, le Balzac propose :

  • une boisson chaude au choix avec des suggestions haut-de-gamme qu’on aime à retrouver dans un établissement de ce standing : chocolat chaud Angelina, café bio d’Ethiopie, thé ou infusion Conservatoire des Hémisphères ;
  • un jus de fruits frais ;
  • des viennoiseries et pains de l’excellentissime Maison Lalos, accompagnés de beurre Bordier, de confitures et pâtes à tartiner d’Angelina (oui, encore eux !)
  • des oeufs bio préparés à la minute selon nos préférences
  • d’une assiertte de charcuteries ou de saumon fumé d’écosse
  • d’une sélection de fromages affinés et d’un yaourt Bordier.

Un rapport qualité-prix tout à fait convenable, avec des portions généreuses et toujours un vrai souci de collaborer avec des marques reconnues comme Bordier ou Angelina. On émettra cependant un léger bémol sur l’attente dans le service des plats et le léger manque de place pour disposer confortablement tous les mets sur des tables un peu trop petites. On regrettera aussi que le saumon ne soit pas sauvage pour pousser les curseurs de la recherche de qualité et de produits nobles jusqu’au bout. On ne peut s’empêcher enfin de penser qu’un rappel gustatif du savoir-faire nippon n’aurait pas été de refus : fluffy pancakes, saumon teryaki, bol de riz, soupe miso ou mochis, le choix ne manque pas et aurait permis d’aller jusqu’au bout de l’immersion japonisante. L’ensemble n’en reste pas moins excellent et largement au niveau attendu !

D’autant que la vraie star des services de restauration reste surtout le bar avec des cocktails faits sur mesure : l’occasion idéale pour faire des découvertes qui sortent des sentiers battus et développer ses connaissances en mixologie !

Notre note

Ce qu’on a adoré

  • La localisation (pour les férus de shopping et de grands restaurants accessibles à pied) ;
  • Le SPA Ikoï unique dans le 8ème arrondissement ;
  • Le bar pour ses créations uniques ;
  • L’histoire littéraire de l’Hôtel ;
  • Le luxe haussmanien ;
  • L’esthétique minimaliste, la douceur des lieux ;
  • Le volume des espaces communs comme privatifs ;
  • L’accueil extrêmement personnalisé.

Ce qu’on aurait préféré

  • On aurait aimé sentir les inspirations japonaises du SPA jusque dans la restauration et dans la décoration (pourquoi pas dès la boisson de bienvenue, dans le petit-déjeuner)

Note de la rédaction :

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Par ici les infos !


Adresse : 6, rue Balzac, 75008 Paris, France

Téléphone : +33 (0)1 44 35 18 00

58 clés, à partir de 552 euros la nuit

1 réflexion sur “On a testé l’Hôtel Balzac : quand le raffinement français rencontre le zen japonais”

  1. Ping : Qu'espérer du nouvel hôtel Louis Vuitton ?

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