
Dans un marché en pleine mutation, où le vin se réinvente autant qu’il se raconte, le Four Seasons George V confie ses caves à une nouvelle figure. Le Cinq et l’Orangerie du Palace ont désormais un nouveau directeur de la sommellerie aux manettes en la personne de David Piquet. Un esprit libre qui connaît les attentes nouvelles des consommateurs, de plus en plus connaisseurs mais aussi de plus en plus attirés par les produits sans alcool ou à faible titrage alcoolique, et qui saura donc insuffler un vent de fraîcheur sur la carte de l’établissement.
Composer avec un monde qui change : David Piquet l’a bien compris. Pour durer et continuer de transmettre l’amour du vin, il faut aujourd’hui apprendre à le partager à un public dont les codes ont profondément évolué. Dans une interview donnée au Figaro, il revient sur la nécessité de « proposer des points de vue organoleptiques différents« . Un éclectisme salutaire car encore rare dans le monde du vin où passion pour le patrimoine existant et adaptation aux attentes nouvelles tiraillent souvent les sommeliers. David Piquet fait mieux et refuse de renier l’un pour l’autre : il ambitionne de mêler les deux.
Et on ne doute pas qu’il y parviendra car son parcours parle pour lui. Sommelier de l’année 2023 PACA, reconnu plus belle carte de France 2024, le sommelier sait conquérir les coeurs et les palais. C’est donc tout naturellement que le Palace George V s’est tourné vers lui pour succéder à l’icône Eric Beaumard. Avec lui, c’est une nouvelle génération qui prend les rênes des caves d’un des plus grands établissements de la capitale.
Un beau défi, à la hauteur de celui qui « s’intéresse à tout », des classiques aux petits vignerons pour le Champagne en passant par les vins de Savoie ou d’Auvergne dont il regrette qu’ils soient encore trop sous le radar. Nul doute qu’il trouvera dans la coordination des cartes des vins du Cinq et de l’Orangerie matière à trouver le parfait équilibre entre maintien de l’excellence et élévation par l’innovation et l’exploration de nouvelles pistes encore inexplorées.
Image d’en tête – Crédits photo @Elise Quiniou


