
Certains hôtels comptent plus que d’autres dans la carrière d’un hôtelier. Pour Marc-Antoine Salembier-Santi, le Westminster fait partie de ces maisons qui ont nourri très tôt sa fascination pour l’art de recevoir. Aujourd’hui, il en prend la direction.
Le groupe Barrière vient d’annoncer la nomination de Marc-Antoine Salembier-Santi comme directeur général de l’iconique Hôtel Barrière Le Westminster.
Il succède ainsi à John Banizette, qui dirigeait l’établissement depuis 2020 et y a conduit une transformation majeure, marquée par une rénovation complète et l’obtention de la cinquième étoile. Avec cette nomination, le Westminster confie les rênes de l’une de ses maisons les plus emblématiques à un professionnel formé dans certains des palaces les plus exigeants de l’hôtellerie française.
Ce que son parcours dit de lui
Le parcours de Marc-Antoine Salembier-Santi raconte avant tout une formation patiente au cœur des grandes maisons du luxe.
Il débute sa carrière en 2007 au Four Seasons Hotel George V avant de rejoindre rapidement Le Meurice. Il y restera plus de quatorze ans, une longévité rare dans l’univers des palaces parisiens.
Au fil des années, il gravit progressivement les échelons : front desk agent, front office shift leader, guest relations manager, puis directeur des relations clients. Cette trajectoire interne lui permet d’acquérir une connaissance particulièrement fine de l’expérience client dans l’hôtellerie de luxe.
À partir de 2019, en tant que Director of Guest Experience, il supervise notamment la mise en place de nouveaux outils de suivi de la satisfaction client et développe des expériences personnalisées pour une clientèle internationale exigeante.
Cheval Blanc St-Barth et Fouquet’s Paris : le virage opérationnel
En 2022, il rejoint Cheval Blanc St-Barth comme Director of Rooms. Il y prend la responsabilité d’équipes importantes couvrant la réception, les butlers, l’housekeeping et les relations clients. Cette expérience marque un tournant plus opérationnel dans son parcours, renforcé lorsqu’il devient deputy general manager de l’établissement.
Plus récemment, il occupait les fonctions d’hôtel manager de l’Hôtel Barrière Fouquet’s Paris, participant à la stratégie de repositionnement de l’hôtel vers les standards palace.
Ce double parcours — culture du service dans les palaces parisiens et gestion opérationnelle d’établissements complexes — esquisse le profil d’un dirigeant particulièrement attentif à l’expérience client, au management des équipes et à l’excellence du service.

Ce que sa nomination pourrait changer pour le Westminster
La nomination de Marc-Antoine Salembier-Santi intervient à un moment charnière pour le Westminster.
Sous la direction de John Banizette, l’hôtel, construit en 1924, a connu ces dernières années une transformation importante, marquée par une rénovation ambitieuse et une montée en gamme confirmée par l’obtention de la cinquième étoile.
La mission du nouveau directeur général consistera désormais à consolider cette dynamique, en renforçant l’identité de l’établissement et la qualité de l’expérience proposée aux clients. Son expertise dans la structuration du service et la personnalisation de l’expérience pourrait contribuer à ancrer encore davantage le Westminster parmi les adresses de référence de l’hôtellerie de luxe sur la Côte d’Opale.
Une adresse stratégique pour Barrière
Au-delà d’une simple nomination, l’arrivée de Marc-Antoine Salembier-Santi s’inscrit dans une stratégie plus large pour le Groupe Barrière.
Situé au cœur du Touquet-Paris-Plage, l’Hôtel Barrière Le Westminster occupe une place particulière dans le portefeuille du groupe. À un peu plus de deux heures de Paris, la station balnéaire attire depuis des décennies une clientèle parisienne et internationale en quête d’une destination où se ressourcer le temps d’un week-end. Les célébrités de tous milieux – acteurs, musiciens, politiques – y affluent en masse chaque année. Le président Emmanuel Macron, lui-même, a cédé à l’engouement en choisissant d’y célébrer son dîner de mariage en 2007.
Après la rénovation complète de l’établissement et l’obtention de la cinquième étoile sous la direction de John Banizette, l’enjeu n’est plus seulement la transformation de l’hôtel, mais la consolidation de son positionnement parmi les grandes adresses du luxe français hors des grandes capitales.
Dans ce contexte, la nomination d’un dirigeant formé dans des maisons aussi exigeantes que Le Meurice ou le Four Seasons Hotel George V apparaît comme un signal clair : celui d’une volonté de maintenir des standards de service dignes des palaces parisiens, tout en cultivant l’identité singulière du Westminster.


